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18/11/05 - 10:55 Apathie Mon prochain cours commence dans cinq minutes ; je n'irai pas. J'ai décidé de rentrer chez moi, seul, de me reposer, de tout cela, de cet ennui en cours, de ce manque affectif, de mon gel créatif et vital en général. Et pourtant je n'ai, semble-t-il, jamais été aussi sain dans ce que je mange, dans mon sommeil, dans mon activité sportive et tout ça. Pourquoi semblé-je condamné à répéter, chaque fois, les mêmes schémas ? Pourquoi ne puis-je pas croire d'un sérieux lourd et besogneux à ce que je fais ? Qu'est-ce qui me pousse, même diminué, à prendre sans cesse mes distances ? Marre d'être encore dans la vie concrète comme un enfant à qui l'on apprend. J'ai besoin de me retrouver, de faire à ma façon - car je le sens, rien n'est perdu, tout ce que je suis est encore là, tout au fond et prêt à s'épanouir, à s'agiter, à rire ! - à donner... Dernièrement, j'ai beaucoup pensé à ce que serait ma vie future, aux modalités de ce que pourrait être une vie bohème - travailler, cinq ans peut-être, pour mettre de côté et se constituer une petite rente, tout juste suffisante pour manger. De quoi d'autre aurais-je donc besoin pour vivre ? Loubna me manque. J'espère la voir ce week-end, au cinéma peut-être. J'en ai tellement besoin, maintenant, de cette douceur féminine. On ne se refait pas...
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