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27/05/05 - 15:52
Histoires de désaveus
On connait tous (enfin je crois) ces quelques profs charismatiques qui, à un moment de notre vie, nous parlent et nous portent car ils semblent en phase avec nos aspirations propres. Dès lors, parce que l'on se sent ainsi compris et confirmé, mis en valeur, on tend à développer un attachement particulier. Attachement qui, parce qu'il est basé sur la confiance, est souvent très proche de la relation maître/disciple... On a envie à son tour de rendre à celui qui nous pousse cette confiance qu'il nous manifeste, lui faire plaisir en réussissant dans la voie qu'il aura tracé. Personnellement, deux exemples me viennent spontanément à l'esprit : mon professeur de mathématiques en 1ère et mon professeur de philosophie de l'art cette année. Et bien sûr, pour parler philosophie, Nietzsche - Rilke pour la poésie. Dans une certaine mesure, cela vaut aussi pour les amitiés sincères que l'on peut lier. Mais on dit aussi à raison qu'un bon maître est celui dont on apprend à se défaire. Période de rupture, d'évolution, de croissance... Le schéma se répète pour moi : toujours pousser plus loin, transgresser ces codes moraux implicites. Au niveau familial également. La fameuse relation au Père que l'on brise pour accéder à l'indépendance, à l'âge adulte. Dès lors que l'on sent la rupture consommée, point n'est besoin de faire des sentiments ou avoir des remords. Ce n'est surtout pas le moment. En listant tous ces exemples, je me rends compte qu'il n'y a certainement pas un seul stade adulte, mais bien une remise en question perpétuelle. Il est frappant que je continue ainsi à évoluer, repoussant toujours un peu plus loin les modèles de prêt-à-penser. Ne me faites pas confiance, tout du moins pas trop longtemps, je suis trop indépendant pour cela ;-) Tout est affaire d'impulsion, de transition. Une rencontre, à un moment donné de notre vie.
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